SOUVENT SUR LE DÉPART – LE JAUNE ET LE NOIR 61

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29 septembre 2014, 16:49
Partir, de proche devenir lointaine :

« Un geste porte avec lui sa force »[1]

Cela m’a enseigné à accepter le défi et le risque d’un saut,
vers l’imprévisible et l’inespéré.

Au détour d’un itinéraire, face au dépaysement absolu,
chacun peut faire l’expérience du talent humain
pour reconstituer rapidement sa droiture,
dans un milieu à priori étrange,
face à un visage hostile ou trompeur.

Comme les tortues et les escargots je porte l’essentiel avec moi :
le coeur, la pensée et les gestes… sans omettre une bonne paire de lunettes.

J’ai appris à me reconnaitre dans ceux qui se désignent comme
les« navigateurs »;
les passeurs de sens d’un monde à l’autre.
Notre seule vraie patrie, notre « axe »[2] consiste en le « beau danger d’écrire »[3],
et ma famille choisie entre toutes : une poignée de poètes, de peintres et de marins.

Pour eux le rêve se fait présent sur les voiles qui nous mènent au-delà de la limite de l’instant,
là où la douceur ondule comme une vague de vrai,
avec constance.

[1] A. Artaud In in Le théâtre et son doublehttp://enseignerpartager.free.fr/documents/certification/lectureartaud.pdf

[2] D’Algange L.O. in L’ombre de Venise Ed. Alexipharmaque, 2007.
[3] Foucault Michel in Le beau danger Ed. EHESS 2007

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