LA VIEILLE DAME ET LA MORT

 
La mort rôde depuis hier
Plus palpable
Autour des mots épuisés
De n’être compris

La mort cavale
Un cheval en feu dans les prés
De mes rêves

Je la vois sourde
Nuit percée à jour

Et je rends au silence épais
Mon fardeau lucide.

Je ne puis rien vous dire
De plus
Si ce n’est que je la connais bien,
Dame la mort.

La muse des enfants dans les décharges de la grande ville.
De La prostituée passée à tabac,
Des agonisants,
Des fous,
Des écrivains,
Des peintres,
Des musiciens,

Le repos.

La mort rôde depuis vous,
Plus aiguisée
Qu’une lame de chirurgien,
Qui délivre une vie
De sa douleur.
Je l’attends toute droite.

C’est une main
Un coup fatal
Imparable
Un dernier ring.

Elle me survivra.

Mar Thieriot

in Née de la dernière pluie inédit
Huile sur toile Mar Thieriot

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