SAINT LÉON

quadro Mariana

Toile: Mar Thieriot

Elle  vous a lu William Godwin d’un trait
D’abord au bord des larmes
Au bord de l’abyme
À hauteur d’orages
Puis pleurant  de fatigue
Les pieds et les mains
Dans cette glaise étrange
Que l’on nomme roman
Que l’on saisit poème épique
Qui crie le vent
La lumière

L’eau
L’or
Et les cendres
L’alchimie
Dont nous  voilà faits
Elle  vous a lu comme l’on entend
Claquer les portes d’une geôle,
Puis d’une autre encore
Qui oui
Se rouvriront avec force et bruit!
Après l’enfer de la question
Les années cloué aux murs
Les buchers pour seule récompense de la sagesse
L’humaine et humble sagesse
Elle  vous a lu relu
Les espaces nets
Les voyelles détachées
Un style de désastre
La réparation presque impossible
La mort prévisible
La douleur épouvantable
À peine dicible en son absurdité
La cruauté des superstitions
Les faiblesses apparentes  de la raison
L’étrange résurrection
La bonté revenue
D’un homme si rare

Elle a lu la foudre l’incendie l’ouragan
Et la douceur d’une infante frêle et puissante
Oui
Un  matin
Une réponse coulera
Une pierre philosophale entre les doigts tremblants
Après coup
Comme la beauté
Comme la vérité

En silence elle observe la lumière danser
À travers les vitraux du monastère
Une harpe joue un air suave
Son corps endolori et présent
Chante  un psaume  ancien
Pour la grâce reçue
De votre fable initiatique

Mar Thieriot

Deixe um comentário

Preencha os seus dados abaixo ou clique em um ícone para log in:

Logotipo do WordPress.com

Você está comentando utilizando sua conta WordPress.com. Sair / Alterar )

Imagem do Twitter

Você está comentando utilizando sua conta Twitter. Sair / Alterar )

Foto do Facebook

Você está comentando utilizando sua conta Facebook. Sair / Alterar )

Foto do Google+

Você está comentando utilizando sua conta Google+. Sair / Alterar )

Conectando a %s