Dès l’aube, un préssentiment

DÈS L’AUBE, UN PRÉSSENTIMENT

Chute – Huile sur toile – Mar Thieriot

En lisant attentivement
“Les matins de l’atelier”*,
Les notes du peintre minimaliste
François‑Xavier Marange,
Celui‑ci ponctue,
Alors qu’un autre jour se lève ;
Demain n’est plus l’avenir.

Pourtant s’écrie‑t‑il plus loin :
“Que c’est bon d’aimer”*!
Le matin, il aspirait, comme moi, à :
“Un autre jour,
une autre lumière”*
Une autre lueur,
une tournure différente,
au point du jour,
Un autre matin,
en la conscience dégrisée,
de ce matin là.

Peintre encore,
je pense qu’il va bien falloir
tenter de désencombrer l’avenir.
Nous l’avons chargé
d’un trop plein de rêves,
d’épouvantails,
D’un fatras
de projets sophistiqués,
En oubliant
de vivre la couleur
et l’épaisseur
De l’heure présente.

Peut‑être nos valeurs
sont‑elles trop abstraites
Si distantes et hermétiques,
Que nous n’avons de cesse
de les renvoyer à demain

Alléger les attentes,
simplifier les tons,
Comprendre les ambitions,
Vivre sans dérobade possible,
Qui nous sommes.

Poser ou défaire
les gestes nus,
Afficher
les couleurs vraies
Ou garder,
si lourds et précieux,
Les secrets difficiles,
Mais vivre,
de façon entière
Et irréversible,
Qui nous sommes.

Demeurer de nous,
Toujours proches.

Mar Thieriot
in de Cendres et d’or Amalthée France, 2017

* Marange, F.X. Les Matins de l’atelier
Ed. De la pleine lune Québec,

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