Sobre marianathieriot

Mariana Thieriot Loisel – Ph.D UNICAMP/SP- Brasil. Área de concentração: Cultura Educação e Sociedade. Pós-doutora em Filosofia Universidade LAVAL/ Canadá. Área de concentração: Filosofia/ Tema de pesquisa: As Mutações Humanas. Mestre em Filosofia da Educação pela Universidade Lyon 2- França. Diploma de Estudos Aprofundados pela Universidade Lyon 2-França. Atuação Profissional: Professora afastada para pesquisa no UNIFIEO de Filosofia Geral, Filosofia da Educação, Ética aplicada. Pesquisadora Mediadora do Núcleo de Estudos e Pesquisa inter e transdisciplinar do UNIFIEO. Coordenou o grupo de pesquisa da Cátedra Transdisciplinar da UNESCO (Itália).Membro do CETRANS – Centro de Educação Transdisciplinar (Brasil). Membro ativo do CIRET – International Center for Transdisciplinarity Research (França).

Comme les tortues

Photo: Crédit P.P. Bernardo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme les tortues
et les escargots
Je porte l’essentiel avec moi
Le coeur
La pensée
Les pas
– L’armure
J’ai appris à me reconnaitre
Voyageuse
D’un monde
À l’autre.

Notre seule vraie patrie
Notre maison.
ce « beau danger d’écrire »
Et les compagnons
choisis entre tous
Une poignée de poètes
De peintres
De génies
D’oiseaux

Pour eux le rêve
Se fait présent
Sur le vent
Où les voiles
mènent
Au-delà
mènent
Ailleurs
mènent
Au plexus solaire
À la cible perforée
D’une déclaration
furtive
Loin de la limite
En cet instant pauvre
où la parole déborde
Comme une Lame
De fond
Constance lucide

Mar Thieriot

Couleur de bout de la nuit

 

 

Couleur de bout de la nuit
Les vagues de souffrance
envolées
La lumière basse
Adoucit nos jour

Il se lève
Pour nous,
Une nuit étoilée

Calme
Claire
Avant de sombrer
dans un sommeil
Peuplé de tous les songes

Lentement tu ouvres
Mes yeux myopes
sur le soleil noir
D’un automne irréversible.

Mar Thieriot in “Née de la dernière pluie” – Inédit

Myopie

Photo – Patrick Loisel

 

Tombée du soir automnale
Peuplé d’ombres
Parfumées et brûlantes

La vie coule
Force fragile
De tes mains ridées
De mes yeux cernés
De gris et de myopie
De nos yeux d’eau
Pour boire en enfer
De tes griffes d’aigle
Blessé
De ton sommeil indifférent
À ton entourage

Un voile se lève
Sur une nuit profonde
Où luisent lointaines
Les étoiles silencieuses
Un scalpel tranche la chair
De nos mémoires
Le cœur se bat
Pouce à pouce
Pour tenir
Une aube encore

Mar Thieriot

Brancher les fils du rêve

brancher les fils

“Homme qui chavire”, 1950 – Alberto Giacometti, [1901 – 1966]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancher les fils du rêve
Trancher la tête de Méduse
qui les pétrifierai
Et chevaucher Pégase enfin

Les ailes de l’imaginaire
déployées et fières

Se battre pour un sort meilleur
Malgré les vents contraires
– Puis
CHAVIRER
Danser
La vie.

Mar Thieriot

 

Lointaine je disposais

Oil on canvas – Mar Thieriot

Lointaine
Je disposais
Pas à pas
des fleurs parfumées
dans des vases effilés
Pétris par Elsa
Chaque semaine
le rituel se renouvelait
Bouquets et retrouvailles
Vider l’eau
couper les tiges
Choisir
de nouveaux boutons
Marier les couleurs
Débusquer l’harmonie
À chaque fois
tandis que l’on manie
avec dextérité
La vie des fleurs
L’on se prépare
à leur mort
à nos morts
Elsa souriait doucement
Lorsqu’elle m’apprenait
à manier avec lenteur
Les bouquets d’Ikebana
En silence toujours
couper
trier
Sécher
jeter parfois
Voir jaillir
Voir éclore
La fleur verticale

Mar Thieriot 9 Octobre 2019