SOUVENIRS D’UN FANTÔME

E. L. De Lamothe – Langon en ses Souvenirs d’un Fantôme, nous entraine bien au-delà des mots au coeur de vingt-sept nouvelles qui relisent l’humain, sous le prisme du fantastique, de l’horreur, de l’émerveillement, croquant un portrait à la fois acide et beau de nos confrères. Ainsi le macabre côtoie le fabuleux et cette alliance ne se laisse pas facilement enfermer dans un genre littéraire.
Âmes vengeresses, justicières, rancunières les fantômes désorganisent le monde des vivants pour révéler une dimension jusqu’alors cachée, crime, vol ou inceste demeuré impuni, trahison qui hante et bouscule le quotidien, l’immoralité renvoyée dans l’au-delà ressurgit avec force dans la voix des spectres du passé.

Ce sont les morts, ici, qui ne laissent guère les vivants reposer en paix.
L’ on est tenté de s’interroger dans quelle mesure cette profonde investigation de l’âme humaine, qui ne s’arrête pas à la manière de Sade aux mœurs acceptables, mais va jusqu’à décrire la jouissance du mal dans « L’histoire d’un voleur mort » par exemple, si la fascination que l’on éprouve à le lire n’est point du registre psychanalytique ?
En effet tous nos fantômes et revenants ne préfigurent-ils pas ce retour du refoulé, étonnante découverte Freudienne, à savoir que ces pieux mensonges que nous faisons à nous-mêmes, cette vertu qui s’entoure de déni et de cécité, est désavouée par nos cauchemars, nos obsessions, nos pathologies, est désavouée par les souvenir de nos fantômes.

Car enfin c’est bien la vérité que traquent les mémoires d’outre-tombe, tous ces revenants qui viennent troubler une conscience mal assurée de ces actes.
En effet la conscience est pour Freud un vernis, que l’auteur gratte à loisir pour découvrir les sombres secrets de famille ou de bénitier en dénonçant peut être une morale intenable?

Bel ouvrage, donc à découvrir chez Les Éditions Otrante, (www.otrante.fr) qui ira certainement puiser dans le lecteur d’étranges souvenirs, de curieuses réminiscences…

Mar Thieriot Septembre 2018- droits réservés

L’article de Mariana Thieriot Loisel dans la revue “Présences” de l’Université du Québec

La Revue “Présences” de l’Université du Québec à Rimouski c’est une revue transdisciplinaire d’étude des pratiques psychosociales devient chaque fois plus riche de réflexions sur ces pratiques. Dans ce nouveau numéro de 169 pages vous trouverez neuf articles et des notes de lecture.

Cette année il y a eu 1200 consultations de la revue avec une moyenne de 125 consultations mensuelles de septembre à juin.

Le volume 11 de La revue “Présences” presente:

LE DIABLE AU DIVAN  de Mariana Thieriot Loisel

 

ANGES par Mar Thieriot

Inspiration sur les notes de Fausta, la dernière née de la pluie, Amalthée, 2018.

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La mue lente mais inexorable
Apporte la nuit et le froid
Les couleurs explosent
Avant de disparaitre

Ange au soleil huile sur toile Mar Thieriot Octobre 2018

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Toile: Ange du Soir par Mar Thieriot – Octobre 2018

Aurores nocturnes
Jour qui s’annonce calme
Comme l’œil du typhon
Pouvoir tenir au centre
Bravement
Malgré les évènements
Qui accumulent le poids et l’exigence
Pouvoir tenir en cela
Qui veille

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La paix fait son nid
Dans la paille de mes cheveux
Avancer en écoutant le tambour du coeur
Sa présence dans la précision d’une feuille qui vole
Vente et tourbillonne les miracles
Nature qui nous enfante à chaque seconde
Douce et forte
Comme un souverain
Nous couve de ses ailes.

Poème et toile Mar Thieriot inédit – droits réservés Octobre 2018

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SOMMEIL

J’imagine les ailes d’un ange immense
Qui nous couve d’une passion indicible
Se frayer un repos,
Ignorer l’angoisse insomniaque
Qui vient nous surprendre entre les draps moites de crainte
Le sommeil revenu par la grâce
Nous serons sauvés.

poème et toile Mar Thieriot inédit – droits réservés

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SEMEANDO ANJOS

Pintar um anjo
Para espantar a adversidade
Buscar uma energia tamanha
para ultrapassar o pavor
nos traços fortes ou suaves
anjo presente no deserto da cidade
Zelando a pesar da recusa
De amar ou deixar-se amar
Virtuoso
Compreensivo
Acolhedor
Ele perdoa
Fraquezas
Cansaço
Solidão
Desprezo
Ira, ressentimento, incompreensão
Incertezas e desconfianças

Feito de tinta, tela e sopro
Ele permanece
Maior e melhor do que eu
Perfeito
Seguro
Guia meus dedos
Para oferecer-vos a calma
Nos dias difíceis
O riso e a ternura esquecida
E conduzir vos
Na terra sem lugar
Onde nunca estive
Chamada liberdade.

Mar Thieriot Inédito – direitos reservados

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Huile sur toile: Michael

SEMEUSE D’ANGE

Peindre l’Ange
Pour conjurer le sort adverse

Puiser la force du dépassement dans les traits
Légers ou marqués
Présent dans le désert de la ville
Veilleur zélé face aux refus
Le refus d’aimer ou de se laisser aimer

Vertueux,
Il comprend
Il accepte
Il accueille
Il pardonne
La faiblesse
La fatigue
La solitude
Le mépris
La colère, le ressentiment, l’incompréhension,
L’incertitude et la méfiance.

Faits d’huile de toile et de souffle
Il dure
Plus grand et meilleur que moi
Parfait
Certain

Il guide mes doigts

Pour vous porter le calme
Aux mauvaises heures
Vous rendre la tendresse et le rire
Vous mener là où je ne suis pas
Et où il fait libre.

Mar Thieriot inédit droits réservés 4 Octobre 2018

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Toile: Ange Michaël par Mar Thieriot

C’est toi
Et c’est moi,
Qui traversons la nuit,
Toi qui maudit le jour,
Moi qui m’éveille en sueur
La nuit,
Je ne pleure pas comme elle,
Tu n’as pas son orgueil
De lourdes portes
S’ouvrent,
Grincent
Et dans la forge,
L’aurore fulgure et se tait.

Mar Thieriot in in notes pour Fausta, la dernière née de la pluie, Amalthée, France, 2018

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Le ciel aujourd’hui – huile sur toile par Mar Thieriot

CÈDE ENFIN AU CANAL ÉTOILÉ
LAISSE COULER SA LUMIÈRE

Mar Thieriot in Fausta, la dernière née de la pluie, Amalthée, France, 2018

Heurtée par la beauté
du souvenir
d’un Magnolia
à peine éclos,
Fausta met un rose délicat
Sur sa palette,
Puis, se parfume

Sa passion :
l’odeur
de terre humide
après la pluie fraiche

Lavis de printemps
qui balaye
la forge
où un chant
égrène
le lieu de l’aube :

« Tu vis en nous plus surement qu’en toi seul
Là où tu es nous serons, tu nous ouvre le chemin » 1

Mar Thieriot in in Fausta, la dernière née de la pluie, Amalthée, France, 2018
1Brault Jacques in Poèmes, Editions du Noroîtp.70, Québec, Canada, 2000

Huile sur toile Un ange dans le jardin par Mar Thieriot

Je sais
Je sais tout de toi
Sans que tu ne me dises rien
Intuition d’un fou ou d’un sage
D’un ange perdu
Fausta posait alors sur sa table
son premier écrit
dans la forge
Il y a de cela une éternité

Pourtant son coeur
A détraqué la machine

Mar Thieriot in in Fausta, la dernière née de la pluie, Amalthée, France, 2018

Ange bleu par Mar Thieriot

Certaines plaies resteront là
ouvertes
Au soleil
Il y a des nuits plus belles que le matin
et d’où Fausta ne reviendra jamais
qui la happent comme la vérité
Une lampe obstinée
dans l’ombre
Ils vivent
Aujourd’hui
comme mille feux
dans le brouillard
Un manteau de crépuscule
colle à leur peau
leurs cernes de chouette
Les trahissent
oui
Elle se bat
pour continuer de tracer
UNE AUBE
Où l’ange
Inconsolable
Égaré dans les ténèbres
Se reconnaitra.
L’héritage des poètes
Des fauves

Des hommes et des femmes de pluie,
Veufs de tout espoir
Qui ont transpiré à la forge

c’est une rose
Vénitienne
sur des pavés usés
par trop de serments

Mar Thieriot in in Fausta, la dernière née de la pluie, Amalthée, France, 2018
Ange de la nuit par Mar Thieriot

Malgré la conscience dégrisée
De ce matin là
Fausta croit pourtant encore
« À la plaine promise » 1

À une vérité différente

au point
du jour

Un matin neuf
Un matin vert d’eau
Un matin heureux
Un matin
Liquide
vénitien

Lucide mais sans amertume
Fausta tente de désencombrer l’enfer
Pour retrouver
Le ton de l’aurore

Mar Thieriot in in Fausta, la dernière née de la pluie, Amalthée, France, 2018
1Jacques Brault in Poèmes, Ed. Du Noroît, Québec, 2000, p.28.
Huile sur toile Ange Michaël par Mar Thieriot

Son peuple de papier a posé les lances
Et porte l’arme à gauche
Il est insaisissable.
Son pas est léger
Son rire lumineux.
Il n’a pas de trait défini
Mais elle les reconnait toujours
Dans toutes les langues:
C’est un peuple à venir
Qui hante la mer
Qui peuple la forge
Qui survit dans les vieux grimoires
Qui respire en enfer
Un peuple à renaitre
ANIMA MUNDI

Mar Thieriot in in Fausta, la dernière née de la pluie, Amalthée, France, 2018

Huile sur toile Ange du Jour par Mar Thieriot

 

Venise
Rare
Taillée
Survivante
Dure
comme le jade
Pérenne
Découvrir encore
le rire de Fausta et de l’ange
Un miracle
Qui les emporte
Sur son fil rouge
Loin des salles d’infernale souffrance.
fugue heureuse du labyrinthe
Découvrir en Italie

Le motif et la rose
La voix
Le geste
Le sens
La cendre lavée par la pluie
L’or qui miroite
Dans les flaques de brume

Mar Thieriot in in Fausta, la dernière née de la pluie, Amalthée, France, 2018

Huile sur toile Ange au couchant par Mar Thieriot

La joie est une amie
Qu’ils appellent de leurs voeux
Sans trop y croire
Elle force la route pourtant,
Discrète et légère
Que la joie demeure
les appelle
leur revienne
Le calme silencieux de la pièce
Un stylo glisse rapidement
Et voilà Fausta balancée
Dans l’abîme lumineux et musical
Du sourd Beethoven

Un son clair berce leur labeur
De titans
De tisserands
Esclaves de l’écriture
Comme Pénélope délivrée lors de la nuit des nuits
C’est cela qu’elle fait lorsqu’elle ne lui écrit pas,
Et qu’elle entonne un chant bas auprès de lui
Dans les couloirs de la forge
Elle lui écrit encore :
« la foi se trouve peut être dans les hommes placés
Le plus bas sur terre (…) »1

Mar Thieriot in in Fausta, la dernière née de la pluie, Amalthée, France, 2018
1Gustave Flaubert in Danse Macabre, Memento mori, p.114, anthologie établie par Florian Balduc, France, 2016.

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Toile: Ange – étude 3 par Mar Thieriot

UN ANGE DORT

Telle une histoire inachevée,
Elle retrouve la trame de sa vie de simple,
De sa vie qui signe
Une gestuelle muette,
Calme et solitaire,
dans la forge.
Elle renoue avec les mots,
Comme l’ange goûte au sel,
Du plus profond ou au plus badin,
Le vent qui va,
Ou qui devient.
L’hiver fut doux et long,
La neige rare.
En enfer, l’ange dort.
Elle écrit un nouveau livre,
Fracassant,
qui les sortira de la forge,
Avec la grâce du temps.
Elle dessine
Un printemps infini,
L’océan apprivoisé.
Plongée dans les vagues de silence.
Telle une histoire interrompue,
ils retrouveront le fil pauvre,
le tracé d’Ariane,
la trame cendrée
D’une vie de paroles accumulées,
Rescapés par un poème.
Emballé dans ses ailes,
Un ange s’éveille,
Dans les enfers
Et boit à la coupe
Du Graal.

Mar Thieriot – Notes pour Fausta, la dernière née de la pluie, Amalthée, France. 2018

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Toile:  Ange Raphael par Mar Thieriot

Penelope reprit sa tapisserie,
En silence,
Heureuse,
Lors de sa veillée,
D’avoir pu tout défaire,
Une fois encore.
Ulysse absent,
Elle le devine entre les fils,
Tandis qu’elle tisse les motifs
Interminables,
De ces tapis de mots.
Les volumes s’empilent,
Inédits,
Parfois refusés,
Non traduits,
Pas encore imprimés….
Ulysse voyage dans ce fatras
De pages,
Parfois lors d’un chapitre heureux,
Ils se rejoignent en mer,
Puis elle continue
D’égrainer l’Odyssée
Comme un chapelet.
Il est perdu comme elle,
Naufragé,
Envouté…
Lointain.
Un jour,
Un matin,
Elle déploiera pour lui,
Ses motifs mouillés de larme,
D’un tissage infini,
Puis :
Elle lira,
à hauteur chant,
Ses vers les plus colorés,
Les plus doux,
Les plus fous :
Fausta.
Alors l’océan saura
Qu’il a gagné la rive.
Il y aura du sable,
Du soleil,
Une grande fatigue aussi,
Et comme dans un conte heureux,
Ils disparaitront,
Lors de la dernière pluie.

MarThieriot in Fausta, la dernière née de la pluie, Amalthée, 2018, France.

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Toile: Ange par Mar Thieriot

“L’ange sait qu’il faudra pourtant
Qu’elle revienne sur terre
et se relève de sa chute.

L’ échelle est tendue.
A stairway to earth.”

In Mar Thieriot Fausta, la dernière née de la pluie, Amalthée, 2018

La Terre a fleuri: Impressions estivales 2018 par Mar Thieriot

INSPIRER LA PLUIE

Hier nos larmes mêlées
Couvrirent le jour de plaintes
L’amertume de ne plus voyager
De se rendre aux examens
D’être rivés au sol de la maladie

Cependant ce matin,
il pleut comme l’on pleure,
Il pleut de l’eau qui lave
De l’eau qui fertilise, qui soulage,
Il pleut un bruit doux et rassurant

Nous ne sommes pas seuls au monde.
Hôpitaux aux couloirs vivants
Peuples de soignants, soignés,
Chacun un jour apprendra à guérir
Comme il a su naître,
Comme l’on saura mourir.
La force de naître
L’humilité de mourir
La patience d’être ensemble esseulés,
En dépit de tout.

La solitude se partage aussi.
Mon corps pleure de sueur.

 

CIEL LIQUIDE

Une pluie verte tombe drue
Les arbres ruissellent
Les oiseaux de retour
Égayent les ciels avides de lumière
Les bruits ailés,
Les chants d’oiseaux.

L’odeur de terre humide m’inonde,
Me rassure.

Nous sommes au rendez vous
Nous sommes tièdes et vivants
Tels les narcisses suaves
Tels Les vieux chênes
Tels Les nuages fugaces
Tels Les pierres inamovibles

Seule compte la présence qui s’écrit
Parchemin sacré
Belle peau de nacre
Où les saisons creusent leurs rides

SUBLIME ESTIVAL

Ne plus savoir ce que le mot beauté veut dire.
Trop de définitions closes,
Trop de systèmes qui idéologisent le beau,
Le beau serait le bien, le vrai, le juste, le bon
Le sage.
Oui mais : nous mentons à nous-mêmes,
Nous avons un inconscient,
Nous allons mourir.
Je ne sais plus ce que le mot beauté veut dire.
En marche vers qui,
Vers où?
Vers la tombe. Inéluctablement.
Nuits de passion sans lendemain :
Printemps sans été écrit René Vivien.

Ce que le mot beauté veut dire :
Je regarde le printemps qui se répète,
Qui titube comme l’histoire,
Ivre de vert et de vie,
Éclore machinalement,
Sublime tristesse,
Sublime faiblesse,
Sublime désarroi,
Sublime folie estivale
Peut-être la beauté demeure une imposture
En héritage,
Peut-être pas.
Mince couche de mots qui peut encore reluire,
Frêle comme un papillon,
Une rose noire,
Être folle de notre liberté?

UN DIMANCHE TIÈDE

L’écrouloir tamisé de lumière,
Un autre jour se lève,
Sans pardon ni sursis.

Les illusions défaites
Les unes après les autres,
Déteignent l’encre sur la page
Pâle de stupeur.

Les masques jonchent le pavé.
Les appels aux secours sont inutiles
La maladie avide vous ronge.

Les fleurs embaument
Il fait ironiquement tiède et si beau :
Un ciel encore, de cristal gris.
Mes mains ne savent qu’écrire.
Versifier le pire.

S’assoir au pied d’un vieil arbre
À l’ombrage calme et silencieux,
Tandis que le temps, vorace,
Nous dévore sans pitié

Humer la terre douce et silencieuse
Coucher le poème sur l’herbe,
Empreintes des doigts ridés,
Qui tracent l’inscription du vent.

J’essaye d’écrire un livre,
Il va être peuplé de fantômes.
Je te promets de vivre,
Je te promets de pardonner,
Je te promets d’aimer.
Je te promets de me souvenir.

Même si le temps passe,
Je te le promets.
Confusément je sais tu te reposes.

Je pose une rose auprès d’un prince,
Je pose la paix auprès d’un homme endormi.
Je pose un poème auprès d’un ami.

Pour lui j’aimerai croire au Paradis.

LA TRÊVE VERTE

L’hiver glacial, lumineux, pourtant,
Difficile en somme,
Laisse une empreinte blanche.

La vie retourne à elle-même,
Mais la toile hurle le froid.

Le soleil a brillé sur la glace,
Où sommeillaient les iris et les roses.

La vie revenue de tout,
Éclate de beauté.
La chaleur enveloppe les arbres et les corps.

Je pose un ouvrage sur la table,
Qui murmure notre sortie de l’enfer.

Le parfum des lilas se mêlent à la pluie,
Fausta est éditée
Entre deux coulées de neige
Une trêve verte.

LA TERRE A FLEURI

La rétine émue capte le vert tendre
Soudain l’éclosion
Après un hiver glacial
Bien trop long
Ma douleur sage
Nous vivrons quelque temps
Une saison heureuse

Goûter la brise dans les feuilles
Fouler l’herbe sous les pieds fatigués
Se taire à l’ombre d’un arbre
Sourire au retour des magnolias

La glace a fondu,
La terre a fleuri,
Nous sommes en vie
Sous un ciel plus clément,

La clé des saisons
Est une porte qui s’ouvre
Sur l’été

Mar Thieriot 26 Août 2018 Extrait inédit tout droits réservés

Étoile: Mar Thieriot-Loisel | Photos: Mar Thieriot-Loisel et Patrick Loisel