YOGA, MINDFULNESS AND TRANSDISCIPLINARY RESEARCH | YOGA, MINDFULNESS ET TRANSDISCIPLINARITÉ

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GOOAFOSS – Catarata da Islândia – Photo: Mar Thieriot, 2013

YOGA, MINDFULNESS AND TRANSDISCIPLINARY RESEARCH

One of the most beautiful keys to understand yoga is given by Philippe Filliot who describes it as “ a mental education through the gesture”(Une education du mental par le geste)[1]. The art of yoga, count at least five thousand years, of work on us for ourselves and for one another, helping ourselves through a gesture training to reach a better knowledge and control of our own minds.

This art has several points in common with the transdisciplinary scientific research.

The research in the transdisciplinary field takes place, in between, through and beyond the disciplines, and the aim of these scientific

Dialogue is to reach UNESCO education purpose for our century: learning to be.
There is a huge difference in between representing an authority because we pretend to know everything in our discipline or because we learn our discipline from a longer amount of time than our students, in one hand our knowledge is limited in the other hand, in the context of a learning society, our knowledge is open to mutual discovery and infinite search, in a real scientifically spirit.

In the Yoga field the “guru” the one who shares the light, who shows  and spread the light what is a metaphor to say that he helps his students to acquire a better knowledge of their own minds, is very near a negative theology position, someone who  is open to a beginners mind, who knows the mystery of human nature, and knows also all he don’t know about himself and the universe, and is therefore always open minded to learn more with others.

For this reason Yoga as the scientific research call us to humility in front of our ignorance, despite all scientific and technological progress : we  have a lack of control of our emotions, we seem to have little aptitudes on mutual understanding, and we are very far to a peaceful condition on earth toward our mutual evolution.

That is to say that yoga below Shiva protection, the dance god.

Has a beginner’s mind function that addresses to all disciplines.

Yoga is a space for authenticity and mutual care, a space of a difficult freedom, as is the transdisciplinary attitude, an attitude of respect, tolerance and exigency.

Mariana Thieriot Loisel 20 Novembre 2017

[1] Philippe Filliot in Le yoga comme art de soi p.73, Éditions Actes Sud, France 2012

 

Mar Thieriot en marche – Photo Patrick Loisel – Iceland, 2013

YOGA, MINDFULNESS ET TRANSDISCIPLINARITÉ

« Résonnances intérieures, unité enfin retrouvée au-delà du morcèlement de nos vies, paix dans la confusion : Yoga »

Philippe Filliot in Le yoga comme art de soi p. 63, Éditions Actes Sud, France 2012

Une des plus belles clés pour comprendre le Yoga nous est donnée

Par Philippe Filliot qui se réfère à «  Une éducation du mental par le geste »[1]. Cet art millénaire de soi et des autres, où l’on entreprend un travail sur soi pour soi et les autres, en prenant appui sur le geste pour accéder à une meilleure connaissance et maitrise du mental,  trouve une correspondance intéressante avec la formation transdisciplinaire.

Cette formation qui se trouve entre, à travers et au-delà des disciplines, à pour visée, grâce au dialogue entre les différents savoirs, de contribuer à ce que le rapport de l’éducation de l’Unesco pour le vingt et unième siècle désigne comme un « Apprendre à être ».

Ce faisant il y a là un glissement entre une société au fonctionnement vertical, hiérarchique, qui transmet ou dispense un savoir de haut en bas vers des réceptacles passifs  vers une société où toute la complexité de la transmission et du partage des connaissances

va se jouer dans un mouvement dialogique où l’autorité du maître se donne car il apprend depuis plus longtemps que son ou ses élèves.

Or le « guru » au yoga, ce faiseur de lumière ou de prise de conscience, est très proche de la théologie négative, de cette position où il n’y a pas un savoir être établi, mais une ouverture, un étonnement renouvelé, face à ce qui nous dépasse : où il n’y a plus de place ou de chaise où s’assoir…. Mais une sorte de stabilité à trouver, de centre dans l’inconfort, l’impermanence, et l’ignorance où nous sommes plongés devant les grands mystères et les grandes questions posées par  l’univers.

Le yoga tout comme la transdisciplinarité nous appellent à une pratique de l’humilité face à l’étendue de notre non savoir malgré toutes les avancées scientifiques et technologiques qui se multiplient dans notre univers contemporain.

Nous maitrisons encore très mal le terrain des émotions, celui de la compréhension mutuelle, celui de l’apaisement de soi, des autres et du monde, pour pouvoir évoluer et apprendre ensemble.

Le yoga a donc parce que méditation et création de soi permanente

Une fonction éclairante qui s’adresse à toutes les disciplines confondues, sans se restreindre à une discipline.

Il ouvre un espace temps de dire vrai, de faire vrai, qui signe une difficile liberté-  à la fois avec respect, tolérance et rigueur- autant de qualités transdisciplinaires.

Mariana Thieriot Loisel 20 Novembre 2017

[1] Philippe Filliot in Le yoga comme art de soi p.73, Éditions Actes Sud, France 2012
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Mas Thieriot observe les oiseaux – Photo Patrick Loisel, Iceland, 2017

 

"Le yoga comme art de soi - Philippe Filliot

VIVRE À LA HACHE

« C’est qu’avant le trou
Avant le grand coucher
Des patrouilles boréales
Il y aura un regard
Décharge d’éternité fusillée »

Nicolas Rozier in Vivre à la hache,
Éditions L’arachnoïde, 2017, p.28

 

 LA VOIE DES CENDRES : PHILOSOPHIE ET POÉSIE

Tracer la place d’une conscience nébuleuse dans un itinéraire poétique.
« Ça leur plaira bien un jour… » Se disait Ludwig von Beethoven, encourageant de la sorte les sens novateurs  dégagés vivants de
«  cette nuit  des nuits »[1]
équivaut à tracer une « voie des cendres ». Une voie qui cherche l’or à même la cendre des rêves et des illusions humaines, une voie qui ne fuit pas le néant ni la nuit, mais un chemin tout de même vers la vérité du visage, qui dans son regard continue d’épeler l’infini.

En effet faut il se résigner au fait que tout homme fixe son prix et que la conscience ne soit qu’un vernis comme le défendait Freud ?
Qu’est-ce qui fait sens à présent pour une vie qui écrit ? Qu’est-ce qui la fait fuir, reculer, ou au contraire la pousse à s’engager dans l’inconnu ? Qu’est-ce qui fonde – ou ne fonde plus – en toute légitimité, l’acte poétique? Et en définitive quelle est la place accordée à la vérité d’une conscience dans l’élaboration de la connaissance humaine ?
À sa poétique ?
A-t-elle seulement une place, aujourd’hui ?

Est elle en premier lieu un cri :

 

JE VEUX MON BÂTON
D’enfant sur terre[2]

Et puis qui est la personne dont on parle ?  Nicolas Rozier peintre et poète
contemporain qui avant de publier Vivre à la hache, a mis en ligne sur Face book un poème par jour, cassant la voie traditionnelle de l’écriture, faite en secret, pour écrire publiquement et in vivo dans les réseaux sociaux :

CE SERA TOI OU LA TOMBE[3]

Parler de la légitimité de la place la poétique de la personne, équivaut à articuler résistance et mutation culturelle.

En effet, l’on constate la présence d’une grave rupture dans le monde contemporain, entre une quête de sens et de valeurs humaines d’un coté, et la réalité d’une vie planétaire orientée par un besoin croissant de sens, mais tendue et épuisée par le souci de satisfaction matérielle à court terme d’un autre coté et qui s’impose souvent de façon arbitraire dans les institutions universitaires et dans la société de façon générale.
La marge continue de tenir la page est c’est en consultant mon I phone presque compulsivement que j’observais avec un petit millier de personnes s’écrire un livre comme une bouffée d’oxygène dans un univers
chaque fois plus étouffant.

Un soir le dépit à son comble je lis :

Tu n’es pas un homme
mais une quille[4]
L’écriture in vivo semble donc devoir s’articuler autour d’un double fondement simultanément théorique et subjectif, déjà indiqué par Basarab Nicolescu, en son ouvrage Théorèmes Poétiques, c’est à dire une formation qui reconnait l’importance de l’élaboration d’une vie intérieure de la personne, de son «  souffle »,  d’une poétique in situ, qui s’écrit et se donne simultanément et  du silence, et du recul  à partir  duquel l’on compose.

Poétique  avec laquelle l’auteur peut faire face et transcender les déterminismes bio-psychosociologiques qui l’enferment et le piègent dans le rôle d’objet ; objet de désir, objet d’expériences malgré lui, marchandise de troc, pièce d’un rouage, machine hypercomplexe etc.

Tu vas comprendre
Un grand coup
Les crépuscules
Les ciels éventrés
et l’enfant mort
condamné à vivre[5]

Cette  nouvelle  forme d’écriture implique d’avoir recours à un contact direct avec le public voire de transformer la condition humaine par l’expression immédiate de cette dimension subjective et poétique,  ce qui nous permettrait de donner une voix aux situations de grande souffrance où se trouve l’humain parce que réduit à l’inaudible, à fonctionner en objet, étant donné le caractère vertical, impositif et unilatéral de nombreuses situations de formation et de gestion des organisations scientifiques contemporaines. Nicolas  Rozier est également professeur.

Cette souffrance, ce malaise de la personne, ne concerne pas seulement les pays pauvres, la crise de sens que traverse l’humanité actuellement affecte aussi bien les pays riches et se traduit souvent par une perte d’élan et d’enthousiasme, d’essoufflement, pour des causes qui ne soient pas individualistes, pragmatiques et aux visées purement immédiates, voire par une révolte ouverte, déclarée à l’égard de la culture occidentale, une culture qui ne cesse de se contredire, qui préconise les droits de l’homme et bafoue sans cesse ces mêmes droits dans un tiers et un quart monde exsangue, comme le témoignent les émeutes récentes  partout dans le monde, et qui révèlent l’absence d’autorité éthique réelle, de liberté de positionnement, de la majorité des représentants de cette culture sur place.

René Barbier définit le sujet comme un sujet dénué de masques, silencieux et disponible : « A la persona succède le sujet sans nom, la « personne » proprement dite. Qu’est-ce qu’une personne ? Un individu chez qui il n’y a plus « personne » à nommer parce qu’il a reconnu, dans le travail intérieur sans concession, son insertion totale dans un espace-temps qui le dépasse et dont il sait qu’il en est le porteur essentiel » . Ce faisant René Barbier fait davantage référence à un « soi » dialogique et généreux, plutôt qu’à un « je » égocentré et incapable de décentration, qui lui permet d’aller à la découverte de ce que Krisnamurti désigne par son « Autreté ».
Son « autreté » est un terme savant, pour définir le visage humain. Ce visage doit être vu avant même les capacités, le potentiel ou les limites de chaque intervenant au sein du groupe,  le visage nous introduit à un autre mode d’habiter et d’échanger dans le monde, un mode de re-création ou repeuplement du monde par son anima, une manière de renouer avec le souffle de la vie : là ou l’art et science pourraient s’interpénétrer poétiquement.

Il te répond de très loin
Le disparu inné
De ton coeur[6]

Devant le clair-obscur, la nébuleuse des motifs, quelles valeurs, Qu’est ce qui nous« dé-finit » humains  sinon la poésie qui  fait signe dans nos visages ?
Il nous faudrait donc oser étudier une nébuleuse, aller vers cette poétique du visage et risquer, au sein des organisations,  créer les conditions d’une rencontre du sujet avec lui-même, grâce à la médiation du poème, de l’art, antérieure à une rencontre du sujet avec le groupe externe, autour du vecteur que représente sa présence dans le groupe, ou ce qui oriente cette présence… D’abord se savoir visage, se savoir infini, se savoir autreté

Le visage n’est pas de cette vie[7]

J’ai observé que le suivi de ces pistes nébuleuses contenues dans la poésie de Nicolas Rozier  pourrai conduire à la création commune de projets qui font du sens pour les autres et pour nous-mêmes, des projets ou la vie l’emporte sur la mort, grâce aux partages in vivo de nos créations communes.

LES NÉBULEUSES
Je n’ai jamais vécu d’entente parfaite, dénuée de conflit ou de souffrance, ni dans les grands ni dans les petits groupes avec lesquels j’ai eu le privilège de pouvoir travailler. Actuellement, je dirais même que les groupes sereins, rieurs, où le souci de l’autre et la joie d’être ensemble l’emportent sur les préoccupations narcissiques individuelles, l’appât du gain et les prises de décision arbitraires, sont bien souvent un pari pour l’avenir. Nous avons été durement dressés à la compétition – loyale et déloyale – à l’individualisme forcené, au pragmatisme aveugle et c’est difficile de s’en défaire.
Il nous faut toujours être préparé pour le retour du refoulé…
Mon rôle a été bien davantage de montrer à mes collègues la dimension féconde et intéressante des conflits sous leur apparence tragique, car ils ont pour fonction de dévoiler, de rendre manifeste des souffrances que l’on voudrait taire ou occulter. L’utilité d’apprendre à traverser ces conflits sans pour autant se séparer ou se déstructurer complétement, d’être capables de s’aimer et de se respecter profondément dans la discorde, dans la crise, dans la non-reconnaissance et l’absence de résultats apparents de nos travaux, indique la possibilité de trouver une tierce place, cette zone de non-résistance, floue, NÉBULEUSE, POÉTIQUE, devant des positions antagonistes, et, fidèle à Varella et à Deleuze, la possibilité de se frayer rhizomatiquement un chemin vers un mieux être ensemble,
Une rencontre des sens pluriels, des mutations culturelles à venir.

L’ABSOLU EST INCREVABLE.


[1] Nicolas Rozier in Vivre à la hache, Éditions L’arachnoïde, 2017, p.28
[2] [2] Nicolas Rozier in Vivre à la hache, Éditions L’arachnoïde, 2017, p.22
[3]  Ibidem , p 19
[4] Ibidem
[5] Ibidem , p.46
[6] ibidem p.36
[7] Ibidem 30

SAINT LÉON

quadro Mariana

Toile: Mar Thieriot

Elle  vous a lu William Godwin d’un trait
D’abord au bord des larmes
Au bord de l’abyme
À hauteur d’orages
Puis pleurant  de fatigue
Les pieds et les mains
Dans cette glaise étrange
Que l’on nomme roman
Que l’on saisit poème épique
Qui crie le vent
La lumière

L’eau
L’or
Et les cendres
L’alchimie
Dont nous  voilà faits
Elle  vous a lu comme l’on entend
Claquer les portes d’une geôle,
Puis d’une autre encore
Qui oui
Se rouvriront avec force et bruit!
Après l’enfer de la question
Les années cloué aux murs
Les buchers pour seule récompense de la sagesse
L’humaine et humble sagesse
Elle  vous a lu relu
Les espaces nets
Les voyelles détachées
Un style de désastre
La réparation presque impossible
La mort prévisible
La douleur épouvantable
À peine dicible en son absurdité
La cruauté des superstitions
Les faiblesses apparentes  de la raison
L’étrange résurrection
La bonté revenue
D’un homme si rare

Elle a lu la foudre l’incendie l’ouragan
Et la douceur d’une infante frêle et puissante
Oui
Un  matin
Une réponse coulera
Une pierre philosophale entre les doigts tremblants
Après coup
Comme la beauté
Comme la vérité

En silence elle observe la lumière danser
À travers les vitraux du monastère
Une harpe joue un air suave
Son corps endolori et présent
Chante  un psaume  ancien
Pour la grâce reçue
De votre fable initiatique

Mar Thieriot

De Chair et de Cendres – notes sur «Memento Mori»

DE CHAIR ET DE CENDRES
Notes  sur « Memento Mori » Anthologie, Otrante, France, 2016.

Édition établie par Florian Balduc

 De nos jours l’opposition entre ce qui  remet au registre du mythos et nous renvoie aux croyances, ou à la littérature, car le mythe nous parle d’un savoir transcendant et non vérifiable, et ce qui a trait au logos, verbe établi en raison, qui veut démontrer et prouver, semble irréconciliable. La philosophie les oppose, nous appelant à la raison éclairée, loin des ténèbres de la néfaste fantaisie humaine.

Nous nous retrouvons face au divorce quasi insurmontable entre le monde des hommes et le monde des dieux ou des morts outre-tombe, ces visions séduisantes ou effrayantes,

Qui se réduiraient à une connaissance de l’imaginaire, car rien de ce qui est du registre du « paradis » ou de « l’enfer »  ne semble à prime abord vérifiable ou même présenter une utilité scientifique.

Pourtant cette connaissance qui sans cesse rappelle la présence de forces transcendantes et extérieures à l’homme : souffle, inspiration, perdition, certes oui puise dans le réservoir de l’imaginaire et amène à la surface nos émotions souterraines les mieux enfouies, car souvent marquées par le sceau du délire et de la folie, existe de fait hors de nous : comme imaginaire social, présence des forces inconscientes de l’imaginaire du groupe et qui va agir de façon exogène, transcendante sur la personne.

Protégée ou maudite par le groupe, elle va se trouver en proie au ballet de bénédictions ou  de malédictions voilées lorsqu’elle enfreint les codes de la morale de son temps et pactise avec ce qui est du registre du diabolique et du mal. Ève et Faust, qui prennent l’allure de l’homme ou la femme de la rue dans Memento Mori vont être témoin des danses macabres et s’en trouvent profondément altérés.

La danse va avoir un effet punitif ou salvateur, soit parce qu’elle va déclencher une frayeur irrémissible ou bien une soudaine prise de conscience, voire les deux simultanément.

Or ce qui semble un apport pour nos sciences humaines dans la connaissance mythique, et Jean pierre Vernant s’y est déjà longuement penché et qu’elle va être exprimer un code de conduite pour les émotions, voire un code punitif pour ces émotions qui transgressent la morale établie, nos passions humaines.

La danse macabre, la ronde des morts désigne du doigt la vanité des vivants, tous égaux dans la conditions de damnés au cimetière, égaux dans leur condition fautive, car complices à un instant de leur existence d’avoir frayé, parfois non intentionnellement avec le mal, lors souvent d’un moment d’amour irrépréhensible.

Plusieurs questions se posent alors, par les mythes nous avons une éducation des émotions, mais doit elle être la seule, est elle la meilleure?…. En effet la folie dont témoignent les hommes lorsqu’ils sont l’objet de la force des dieux ou des diables, une folie sans appel, nous remet encore une fois à notre méconnaissance de l’inconscient, notre manque d’habileté avec nos émotions, notre difficulté à connaitre et vivre nos passions, alors que

Nous pourrions en faire, comme dans ce bel ouvrage : de la littérature, de la poésie, de l’art, du théâtre. Au lieu d’interdire une passion en faire le siège de la création.

En effet l’enfer de cette danse qui se reproduit comme un leitmotiv, inéluctable et acharnée, troublant le repos des morts, ressemble étrangement à la danse macabre des passions humaines  et nous avons en un recueil mêlé la chair et les cendres,  les morts bien lucides  qui nous content la vie de l’autre coté du miroir, enfin brisé par la ténacité littéraire.

Le livre devenu objet rare, trop peu fréquenté   parle de la condition humaine,  la mort toujours à l’horizon, les passions réprimées et qui peuvent exister, prendre forme, dans les textes les plus osés ou les plus secrets. Le désir bien vivant; le souffle fétide ou salvateur de nouveau à l’oeuvre nous emporte dans une ronde  où les mort interpellent les vivants et composent avec eux.

Les frontières sont abolies et les morts reviennent et s’expriment. Ils ont tant à nous dire.

Écoutons les….

© Mar Thieriot inédit – tous droits réservés.

Pour commander l’ouvrage: http://www.otrante.fr

ADRIADITIQUE – IMPRESSIONS HEUREUSES DE VENISE

ADRIATIQUE – 22072017 – 16×12 Pouces Mar Thieriot

QUITTER VENISE
Quitter Venise,
comme l’on se sépare
de son sang,
de sa mémoire
qui sillonne les pavés de la ville.
Pleurer de quitter
celle qui ne me lâchera plus
Au-delà des rêves survoltés et fiévreux.
Venise,
Si désespérément belle,
Lointaine,
Imprenable,
Inaccessible aux vers,
trahie dans les toiles,
les histoires…
Venise,
Plus proche qu’une famille,
Venise
Lionne rugissante
que l’on désire ardemment
Plus puissante que les vagues
qui te blessent,
Citta
D’où l’on ne part jamais
complètement
car les veines des canaux
se battent
dans nos pouls.
© tous droits réservés

 

 

Café Filosófico com Mar Thieriot e membros do CETRANS

Aconteceu quinta-feira, dia 22 de junho p.p.. às 17 horas, no salão  “Viena”  do Conjunto Nacional  em São Paulo/SP – Brasil, um agradável, amoroso e significativo “Café Filosófico”, para Mar Thieriot lançar, no Brasil, seu livro “O Risco de Filosofar – Diário de uma Descolecionadora”..

 

Participaram do evento, além da autora, as convidadas: Dalva Alves, Margarete May, Maria F. de Mello, Pá Falcão, Rosália Gomes, Silvia Fichmann, Vera Lucia Laporta e Vitoria M. de Barros, todas membros do Centro de Educação Transdisciplinar – CETRANS.

 

O livro está disponível para compra na loja Kindle – Amazon no link: https://goo.gl/9J2V3F 

 

Abaixo algumas fotos do Café Filosófico: