Entrevista – Fausta: poesia e pintura com Mar Thieriot

Neste vídeo em português, Mar Thieriot comenta a Entrevista realizada em francês –  tendo como entrevistadora a artista plástica Mehel -, após a Exposição de pinturas e lançamento do livro “Fausta”.

 

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Exposition “Fausta” – Mar Thieriot – 19 Juin 2018

À celui qui observe, devant mes toiles, celles-ci ne tentent pas de reproduire un modèle, ce sont des aperçus du ciel à différents moment. Chaque toile se voudrait une fenêtre. Une fenêtre vers l’âme aussi, pour éclairer les ciels et les enfers qui nous habitent. La fenêtre établit le contact entre le dedans et le dehors, mes toiles aspirent également à cela… Je livre de moi ces traces de bleu, ces traces d’infini,  ces éclipses comme ce que j’ai de meilleur ou de pire. Et c’est si difficile parfois de creuser cette pâte des émotions pour déployer un monde.

Si je n’ai jamais cessé d’étudier avec d’autres j’ai appris à peindre en solitaire. La peinture reste pour moi un territoire de contingence, ou je peux laisser les choses se passer et les projets éclore librement, sans volonté de contrôle. Je laisse la peinture se faire, se dire, se taire. Je travaille les gouttes, la masse, les plis  à mesure que les couleurs surgissent. Contrairement à mes dessins étudiés aux Beaux-Arts, mes toiles partent des émotions senties et traduites en couleurs, de mon intériorité, elles demeurent plutôt abstraites. Elles dialoguent avec le réel à partir de ces émotions ressenties. Comme elles je me vois un être en chantier. Elles sont présentes et font partie du paysage. Comme des fenêtres,  l’on peut  y passer au-travers et aller au-delà.

 

CATALOGUE D’EXPOSITION

 

PHOTOS

 

 

 

 

 

 

 

 

VIDEO

SAINT LÉON

quadro Mariana

Toile: Mar Thieriot

Elle  vous a lu William Godwin d’un trait
D’abord au bord des larmes
Au bord de l’abyme
À hauteur d’orages
Puis pleurant  de fatigue
Les pieds et les mains
Dans cette glaise étrange
Que l’on nomme roman
Que l’on saisit poème épique
Qui crie le vent
La lumière

L’eau
L’or
Et les cendres
L’alchimie
Dont nous  voilà faits
Elle  vous a lu comme l’on entend
Claquer les portes d’une geôle,
Puis d’une autre encore
Qui oui
Se rouvriront avec force et bruit!
Après l’enfer de la question
Les années cloué aux murs
Les buchers pour seule récompense de la sagesse
L’humaine et humble sagesse
Elle  vous a lu relu
Les espaces nets
Les voyelles détachées
Un style de désastre
La réparation presque impossible
La mort prévisible
La douleur épouvantable
À peine dicible en son absurdité
La cruauté des superstitions
Les faiblesses apparentes  de la raison
L’étrange résurrection
La bonté revenue
D’un homme si rare

Elle a lu la foudre l’incendie l’ouragan
Et la douceur d’une infante frêle et puissante
Oui
Un  matin
Une réponse coulera
Une pierre philosophale entre les doigts tremblants
Après coup
Comme la beauté
Comme la vérité

En silence elle observe la lumière danser
À travers les vitraux du monastère
Une harpe joue un air suave
Son corps endolori et présent
Chante  un psaume  ancien
Pour la grâce reçue
De votre fable initiatique

Mar Thieriot